Dans le précédent "mot du président", je vous informais de la situation "explosive" de notre race concernant l'engouement pour l'élevage et la production sauvage de chiens sans papiers.
Je vous signalais que cette "urgence" devait être gérée calmement et, paradoxalement, sans précipitation.
Il est temps, au risque de me répéter, de "penser autrement" compte tenu de l'évolution de la cynophilie.
Il est temps également de remettre les choses à leurs justes valeurs dans nos clubs de races et plus particulièrement dans le nôtre,
où les thèmes de base (sélection, utilisation, etc.) ont fait place aux problèmes personnels.
Il faut savoir que nous ne sommes que de passage et que les grands éleveurs, au niveau international, d'il y a 50 ans, sont malheureusement oubliés et surtout inconnus de la plupart d'entre nous.
Qu'en sera-t-il pour nous dans 50 ans !?!
Notre rôle n'est pas de "briller" pour notre propre personne, mais de faire valoir nos races pour qu'elles puissent évoluer dans l'avenir.
Il est donc nécessaire, en ce qui concerne notre club, de reprendre les bases que nous avons quelque peu perdues ces derniers temps, aussi bien en élevage qu'en utilisation. Pour cela, il faut que ceux qui ont l'expérience parlent, et que ceux qui ne l'ont pas écoutent. C'est actuellement le contraire qui se passe aujourd'hui, les jeunes éleveurs savent tout avant d'avoir ... lu le standard.
Il est bien évident que les différents points de la sélection sont liés et doivent être gérés de façon logique.
Pour l'élevage :
· lecture du standard (terre-neuve et landseer)
· interprétation du standard
· commentaires au standard (texte)
· réunion des éleveurs et de la commission d'élevage
· définition des points de non-confirmation
· interprétation des points de non-confirmation
· commentaire des points de non-confirmation (texte)
· réunion des éleveurs et de la commission d'élevage
· interprétation des jugements par rapport au standard
· interprétation des jugements par rapport aux points de non-confirmation
· réunion des juges
Tous ces points doivent être maintenant détaillés, mais l'ordre logique des grands chapitres doit correspondre, dans l'ensemble, à celui-ci.
Pour l'utilisation :
L'approche est un peu différente, car il se pose deux thèmes différents, l'un est un problème de fond, l'autre un problème de forme.
Il est toutefois temps de disserter un peu sur notre discipline et d'effectuer un bilan sur l'évolution du travail à l'eau de ses débuts à aujourd'hui, afin de mieux maîtriser son avenir.
Etant un des créateurs du travail à l'eau en France, je trouve que notre discipline se disperse trop (club et sections non officiels, etc.) et que les honneurs pour notre club n'ont pas été à la mesure de notre travail.
Le problème de fond, c'est l'organisation et l'existence de notre discipline sur le plan officiel :
· historique du travail à l'eau en France, en Europe et sur le plan international
· bilan de la situation actuelle en France
· bilan de la situation actuelle sur le plan international
· le rôle du CFCTN (qui fait quoi, qui est qui ?)
· le rôle de la commission d'utilisation nationale (qui fait quoi, qui est qui ?)
Le problème de forme, c'est le travail par lui-même :
· lecture du règlement
· interprétation du règlement
· réunion générale des utilisateurs et de la commission d'utilisation
· lecture des règlements étrangers
· l'organisation des brevets étrangers en France (comme cela se passe déjà à l'étranger)
· réunions des juges de travail
En ce qui concerne l'A.G., je tiens à vous rappeler que votre présence est attendue, afin de démontrer que notre club est actif. La sélection et l'évolution de nos races ne peut se faire qu'avec des acteurs, et non des spectateurs.
Eric PRUNIER.